
Organiser un événement d'entreprise: Votre guide 2026
Vous avez sans doute ce brief sur le bureau ou dans votre messagerie. “Il faudrait organiser un événement d'entreprise au printemps.” Le besoin paraît simple, puis les questions arrivent d’un coup. Quel format choisir, qui inviter, combien prévoir, comment éviter un programme trop long, et surtout comment créer un moment qui serve vraiment l’entreprise au lieu d’ajouter une réunion coûteuse au calendrier.
C’est là que beaucoup de projets dérapent. L’erreur n’est pas logistique au départ. Elle est stratégique. Un bon événement n’est pas une suite de prestations. C’est un dispositif de management, de communication interne et de culture d’entreprise. En 2026, avec des équipes distribuées, des rythmes hybrides et des attentes plus fortes sur le sens au travail, organiser un événement d'entreprise demande une méthode plus fine que la simple réservation d’une salle.
Pourquoi organiser un événement d'entreprise en 2026
Les entreprises n’organisent plus un séminaire ou une soirée uniquement pour “faire plaisir”. Elles le font pour résoudre quelque chose. Reconnecter des équipes qui se voient peu. Aligner des managers après une phase de transformation. Marquer une réussite. Accélérer l’intégration de nouveaux collaborateurs. Donner de la visibilité à la culture interne.

Le poids du sujet en France montre bien qu’on parle d’un levier structurant, pas d’un détail RH. En 2018, le secteur événementiel d'entreprise en France a généré 32 milliards d'euros de retombées économiques à travers 380 000 événements, dont 54 % étaient des séminaires visant à renforcer la cohésion et la stratégie, selon les chiffres publiés par Atout France.
Recréer du lien là où le quotidien le fragilise
Dans une organisation hybride, le travail avance souvent bien sans contact physique fréquent. En revanche, la confiance, la complicité et la compréhension mutuelle s’érodent plus vite. Un événement bien pensé recrée des échanges qui n’apparaissent pas dans les réunions de suivi. C’est souvent dans les temps informels, les ateliers bien cadrés et les activités partagées que les équipes se reparlent autrement.
Un manager peut y clarifier une vision. Les RH peuvent y travailler l’engagement. La communication interne peut transformer un message descendant en expérience vécue.
Règle pratique
Si votre événement ne change rien aux relations, aux décisions ou à l’énergie collective après coup, vous avez probablement organisé un bon moment, mais pas un bon événement d’entreprise.
Travailler la marque employeur de l’intérieur
La marque employeur n’est pas seulement ce que l’entreprise publie. C’est ce que les salariés racontent ensuite. Un événement cohérent avec les valeurs, le ton et le niveau d’exigence de l’entreprise renforce cette perception bien plus qu’un discours corporate. À l’inverse, un séminaire confus, mal rythmé ou trop descendant envoie un signal négatif très vite.
C’est aussi pour cela que les formats de cohésion restent si présents. Quand une entreprise veut fédérer les équipes autour d’un moment commun, elle cherche en réalité à agir sur plusieurs plans à la fois. Le sentiment d’appartenance, la fluidité entre services, l’adhésion à la feuille de route et la mémoire collective.
Ce qui fonctionne vraiment
Les événements utiles ont trois caractéristiques :
- Un objectif net. On sait pourquoi on réunit les gens.
- Une expérience conçue pour les participants. Pas pour satisfaire seulement le comité d’organisation.
- Une suite concrète. Les messages, décisions ou apprentissages continuent après le jour J.
Ceux qui déçoivent ont souvent la même faiblesse. Ils veulent tout faire en même temps. Former, célébrer, informer, lancer un projet, remercier, divertir. Résultat, personne ne retient l’essentiel.
Définir la Vision et les Objectifs Stratégiques
Le lieu, le traiteur et l’animation viennent après. Avant cela, il faut rendre votre intention exploitable. Tant que l’objectif reste formulé comme “rebooster les équipes” ou “faire un bel événement”, chaque décision devient subjective. Le budget dérive, le programme se charge et les arbitrages deviennent politiques.
Le point de départ utile tient en une question. Qu’est-ce que cet événement doit produire, concrètement, chez les participants et dans l’entreprise ?
Transformer une intention floue en objectif pilotable
Une méthode simple consiste à formaliser vos objectifs avec une logique SMART. Pas pour faire joli dans un document de cadrage, mais pour vous forcer à décider. Un objectif solide répond à cinq critères. Il est spécifique, mesurable, atteignable, réaliste et inscrit dans le temps.
Exemple. “Créer un moment fédérateur” est trop large. “Faire comprendre la nouvelle feuille de route aux managers, obtenir leur adhésion et lancer des groupes de travail à l’issue de la journée” est déjà pilotable. Vous pouvez alors construire le contenu, choisir les intervenants et définir les indicateurs à suivre.
Associer l’objectif au bon format
Le lien entre intention et format n’est pas une préférence esthétique. Il conditionne le budget, la logistique et l’expérience. Une planification réussie commence par une corrélation précise entre l'objectif et le format : un objectif de formation mène à un séminaire, tandis qu'un objectif de célébration d'équipe privilégie une soirée d'entreprise, comme le rappelle ce guide d’Absolute Event.
Voici un repère utile :
| Objectif principal | Format souvent pertinent | Ce qu’il faut éviter |
|---|---|---|
| Aligner sur une stratégie | Séminaire avec ateliers | Trop de plénières sans interaction |
| Célébrer une réussite | Soirée d’entreprise | Transformer la soirée en réunion déguisée |
| Former des équipes | Journée structurée avec sessions courtes | Un programme trop dense |
| Intégrer de nouveaux arrivants | Format mixant présentations et temps informels | Une avalanche d’informations descendantes |
Définir votre public sans approximation
Un événement rate souvent parce qu’il s’adresse “à tout le monde”. En pratique, tous les publics n’attendent pas la même chose. Les managers veulent des messages décisionnels. Les collaborateurs terrain veulent du concret. Les fonctions support attendent souvent de la transversalité. Les équipes internationales ont besoin d’un cadre plus inclusif, notamment sur les horaires, la langue et les modalités de participation.
Travaillez votre cible sur trois niveaux :
- Le public principal. Qui doit absolument être là et pourquoi.
- Les publics secondaires. Qui peut être invité sans être au cœur du dispositif.
- Les intervenants. Qui prend la parole, à quel moment, avec quel livrable attendu.
Un événement devient plus simple à organiser dès que la liste des personnes “indispensables” est plus courte et plus claire que la liste des personnes “possibles”.
Poser les bons indicateurs avant d’acheter quoi que ce soit
Les KPIs n’arrivent pas après l’événement. Ils structurent le projet dès le départ. Si vous voulez favoriser l’appropriation d’une nouvelle stratégie, observez les interactions en atelier, la qualité des questions remontées, le nombre de plans d’action lancés après l’événement. Si vous voulez renforcer la cohésion, regardez les signes de mélange entre équipes, la participation aux séquences collectives et les retours managériaux à froid.
Un cadrage utile tient souvent sur une page. Il comprend :
L’objectif prioritaire
Le seul résultat que vous refusez de sacrifier.Le public concerné
Les participants visés, les décideurs, les intervenants.Le message central
Ce que chacun doit retenir en quittant l’événement.Les critères de succès
Ce que vous observerez pendant et après.
Ce qui marche en comité de pilotage
Quand plusieurs directions interviennent, les demandes s’accumulent vite. RH, direction générale, communication, managers, parfois marketing. Le meilleur moyen d’éviter un programme incohérent consiste à hiérarchiser explicitement les objectifs. Un seul objectif principal. Deux objectifs secondaires maximum.
Sinon, vous obtenez un format impossible à tenir. Une matinée stratégique, un déjeuner networking, un après-midi de formation, une remise de prix, puis une soirée conviviale. Sur le papier, tout le monde est servi. Sur le terrain, les participants décrochent et les équipes projet épuisent le budget.
Choisir le Format et Engager les Participants
Le bon format n’est pas le plus tendance. C’est celui qui sert votre objectif sans exclure une partie du public. En pratique, le débat ne se résume plus à présentiel ou distanciel. Il faut décider quel niveau de présence physique est réellement utile, quelle part peut être digitalisée sans perte, et comment maintenir l’engagement sur toute la séquence.
En France, 83 % des événements d'entreprise intègrent une composante hybride ou virtuelle, et 65 % des événements de plus de 100 personnes utilisent une application dédiée pour améliorer l’engagement et la logistique, d’après les statistiques clés de l’événementiel publiées par Evenement.com. Ce basculement n’est pas un effet de mode. Il répond à une réalité simple. Les équipes sont plus dispersées, les agendas plus serrés, et les attentes de flexibilité plus fortes.

Présentiel, virtuel ou hybride
Le choix se joue sur des arbitrages concrets.
| Format | Quand il fonctionne bien | Limite principale |
|---|---|---|
| Présentiel | Cohésion, célébration, discussions sensibles, ateliers complexes | Déplacements, disponibilité, organisation plus lourde |
| Virtuel | Diffusion large, information structurée, publics répartis | Attention plus fragile, fatigue d’écran |
| Hybride | Entreprises multi-sites, populations mixtes, besoin de flexibilité | Exigence technique et animation plus complexes |
Le présentiel reste le plus efficace quand vous cherchez à créer une bascule relationnelle. Les gens se parlent mieux, l’énergie se transmet plus vite, les séquences informelles produisent souvent plus que prévu. Mais il coûte plus cher en temps d’organisation, et il exclut facilement ceux qui voyagent mal ou travaillent loin du site choisi.
Le virtuel simplifie beaucoup de choses. Il ouvre la participation, réduit les frictions logistiques et permet un meilleur suivi numérique. En revanche, il punit les programmes médiocres. Si le contenu est trop long, trop descendant ou mal rythmé, les participants sortent mentalement de l’événement sans même quitter leur siège.
L’hybride est souvent le plus réaliste pour les équipes distribuées. Il demande cependant une vraie conception bicéphale. Il ne suffit pas de filmer une scène. Il faut penser une expérience pour ceux qui sont dans la salle et une autre pour ceux qui suivent à distance, sans créer deux catégories de participants.
Ce qui ne marche pas en hybride
L’erreur la plus fréquente consiste à considérer les participants à distance comme un public secondaire. On leur donne le flux vidéo, un chat et un lien de connexion. Puis on s’étonne qu’ils interviennent peu. Pour qu’un format hybride tienne, il faut des moments explicitement pensés pour eux. Questions modérées, votes, ateliers digitaux, pauses courtes, consignes claires, animateur capable de regarder autant la salle que l’écran.
Dans un événement hybride, la technologie ne rattrape jamais une animation mal conçue.
L’engagement se prépare avant le jour J
Beaucoup d’organisateurs concentrent l’effort sur le programme du jour. C’est utile, mais insuffisant. La participation se construit en amont. Si les gens comprennent pourquoi l’événement compte, savent ce qu’ils vont y gagner et sentent qu’ils auront un rôle actif, le niveau d’attention monte dès l’invitation.
Voici ce qui fonctionne bien avant l’ouverture :
Un message d’invitation utile
Donnez l’intention, le bénéfice participant et les modalités concrètes. Évitez le jargon corporate.Une montée en température
Partagez un teaser, une question à laquelle répondre, un mini-sondage, ou le dévoilement progressif du programme.Une projection personnelle
Permettez aux participants de préparer une question, un défi d’équipe ou un sujet d’atelier.
Pendant l’événement, faites participer au lieu de remplir le temps
L’attention tient mieux quand les formats changent. Une plénière courte, puis un échange. Un atelier, puis un moment informel. Un vote live, puis une restitution. Le rôle de l’animateur devient central. Il doit distribuer la parole, recadrer, relancer, simplifier.
La gamification est utile quand elle sert le lien, pas quand elle infantilise. Utilisée avec tact, elle déclenche des conversations, favorise les interactions entre services et donne un fil rouge à la journée. Cela peut prendre la forme d’un quiz, d’un défi d’équipe, d’un jeu de piste, d’un classement léger ou d’un concours lié à un grand événement sportif.
Pour des équipes réparties sur plusieurs sites, des idées d’animation sportive en entreprise peuvent apporter un cadre simple à cette dynamique. Le principe fonctionne bien quand l’activité reste accessible, légère à rejoindre et compatible avec des usages sur mobile.
Intégrer le bien-être sans casser le rythme
Tous les événements n’ont pas besoin d’être “ultra dynamiques” du matin au soir. Dans certaines entreprises, les meilleurs retours viennent d’un programme alternant intensité et respiration. Une séquence de recentrage en début de journée, un temps calme après le déjeuner ou une pause guidée entre deux blocs peuvent améliorer la qualité d’attention.
Si vous cherchez un format complémentaire à vos ateliers ou à votre séminaire, ce guide sur intégrer la méditation en entreprise pour le bien-être au travail donne des pistes intéressantes pour concevoir des temps de respiration sans tomber dans le gadget.
Un exemple d’usage d’outil interactif
Dans les entreprises qui veulent créer un fil rouge fédérateur autour d’une grande compétition sportive, ccup.io permet de mettre en place un concours de pronostics personnalisable, accessible sur desktop, tablette et mobile, avec points, classements, quiz, messagerie intégrée et statistiques en temps réel. Ce type d’outil a surtout du sens quand vous cherchez à relier des équipes dispersées autour d’une mécanique simple et récurrente, avant, pendant ou après votre événement.
Après l’événement, l’engagement continue ou disparaît
Le vrai test arrive ensuite. Si tout s’arrête au moment où les gens repartent, l’énergie retombe très vite. Prévoyez donc un prolongement léger. Publication de photos, partage des décisions, restitution des ateliers, remerciement personnalisé, mise en avant des contributions, ou relance d’un défi collectif.
Ce n’est pas du bonus. C’est ce qui transforme une date au calendrier en point d’appui durable.
Planifier le Budget et le Calendrier Détaillé
Le budget d’un événement dérape rarement à cause d’un seul gros poste. Il dérape parce qu’on valide trop tôt des choix encore flous, puis on ajoute des ajustements successifs. Une salle un peu plus équipée. Un horaire étendu. Des transports non anticipés. Une signalétique rajoutée à la fin. Un prestataire technique qui doit rester plus longtemps que prévu.

La solution n’est pas de couper partout. C’est de construire un budget par usage, puis de piloter un rétro-planning qui verrouille les décisions au bon moment.
Construire un budget poste par poste
Un budget utile se lit vite et se met à jour facilement. Évitez les fichiers trop techniques que seule une personne comprend. Travaillez avec des catégories claires et un responsable par ligne importante.
Les postes les plus courants sont les suivants :
Lieu et espaces
Location, mobilier éventuel, ménage, sécurité, amplitudes horaires.Restauration
Accueil café, pauses, déjeuner, cocktail, options alimentaires particulières.Technique
Son, lumière, captation, écrans, connectivité, assistance sur place.Transport et hébergement
Déplacements des participants, nuitées, transferts, navettes éventuelles.Contenu et animation
Intervenants, modération, facilitation, activités, supports.Communication et signalétique
Invitations, badges, affichage, programmes, contenus digitaux.Marge d’ajustement
Pas pour improviser. Pour absorber les imprévus sans casser l’équilibre global.
Les arbitrages les plus rentables
Il y a des économies intelligentes, et d’autres qui coûtent plus cher ensuite. Réduire le nombre d’éléments décoratifs a peu d’impact si le programme est solide. Réduire l’assistance technique ou rogner sur les temps d’installation est souvent une fausse bonne idée. De la même manière, un lieu très séduisant mais compliqué d’accès génère du stress, des retards et des coûts cachés.
Un principe simple aide beaucoup. Dépensez d’abord sur ce qui influence directement l’expérience participant. La lisibilité du programme, le confort, la qualité du son, la fluidité d’arrivée, la restauration, l’animation. Le reste vient après.
Point de vigilance
Les participants pardonnent un décor sobre. Ils pardonnent rarement un mauvais son, des temps morts et une organisation confuse.
Ne pas oublier les frais de déplacement
Dès qu’un événement réunit plusieurs sites ou des équipes itinérantes, les déplacements deviennent un sujet à part entière. Il faut cadrer les règles internes, les modalités de remboursement et les justificatifs attendus assez tôt. Sinon, vous créez de la frustration après l’événement alors que l’expérience sur place s’est bien passée.
Pour clarifier ce volet avec les managers et les participants, un rappel utile sur les frais kilométriques de déplacement professionnel peut servir de base de travail, notamment si une partie des collaborateurs se rend sur place avec son véhicule.
Le rétro-planning qui évite les urgences absurdes
Le rétro-planning ne sert pas seulement à lister des dates. Il sert à répartir les décisions pour éviter que tout remonte la même semaine. Commencez par la date de l’événement, puis remontez en blocs logiques.
Voici une trame simple :
Bloc de cadrage
Validation de l’objectif, du public, du format et de l’enveloppe.Bloc de réservation
Choix du lieu, sécurisation des prestataires principaux, première version du programme.Bloc de production
Collecte des contenus, organisation des transports, supports de communication, détails techniques.Bloc de finalisation
Relances participants, feuille de route interne, briefing des intervenants, répétitions.Bloc de sécurisation
Vérification des listes, plans B, contacts d’urgence, documents pour le jour J.
Ce qui fait gagner du temps
Les équipes projet perdent souvent du temps sur trois points. Les validations dispersées, les versions multiples de documents et les responsabilités mal réparties. Une bonne pratique consiste à définir, pour chaque sujet clé, qui propose, qui valide et qui exécute.
Le calendrier détaillé doit aussi intégrer des moments de relecture. Pas seulement des deadlines. Relecture du programme par les managers. Validation technique par le prestataire audiovisuel. Contrôle final des listes d’inscription. Test de diffusion pour les participants à distance si besoin.
Le budget n’est pas qu’un tableau
Dans les projets bien tenus, le budget raconte des choix. Si vous voyez beaucoup de dépenses apparaître sur des éléments périphériques, c’est souvent le signe que la vision initiale n’est plus assez claire. À l’inverse, quand les lignes principales restent stables et que les ajustements servent l’expérience réelle des participants, le projet est généralement sain.
Gérer la Logistique et la Communication
Le jour où l’événement commence, tout ce qui était théorique devient visible d’un coup. L’accueil. La circulation. Le son. Les temps d’attente. Le niveau d’information des équipes. La qualité du briefing prestataires. Les petits détails deviennent soit des points de fluidité, soit des irritants immédiats.

Une logistique événementielle efficace repose sur un rétro-planning détaillé incluant des visites techniques du site, la coordination précise des horaires des fournisseurs, et l'attribution claire des responsabilités au sein de l'équipe opérationnelle pour éviter les retards, comme l’explique ce repère méthodologique publié par Indeed.
La visite technique n’est pas une formalité
Tant que vous n’avez pas parcouru le lieu avec un œil opérationnel, vous ne connaissez pas vraiment votre événement. La visite technique doit servir à tester et à décider. Où se fait l’accueil. Où passent les flux. Où les intervenants attendent. Où se branchent les équipements. Où se placent les pauses. Où apparaissent les points de friction.
Regardez notamment :
Les accès
Entrée principale, livraison, circulation PMR, stationnement, signalétique.La technique
Électricité, réseau, écrans, micros, visibilité de la scène, acoustique.La sécurité
Issues, consignes, points de rassemblement, procédures du site.Les usages réels
File d’attente possible, orientation des participants, niveau sonore entre zones.
Organiser l’équipe projet comme une cellule de pilotage
Le meilleur événement peut se gripper si tout le monde pense qu’un autre s’occupe du problème. Le jour J, il faut une structure légère mais nette. Une personne pilote l’ensemble. Une autre gère les prestataires. Une autre suit les intervenants. Une autre supervise l’accueil. S’il y a un volet hybride, une personne suit spécifiquement l’expérience des participants à distance.
Un document simple suffit souvent. Qui fait quoi. À quelle heure. Avec quel numéro de contact. Et quelle procédure en cas d’aléa.
Un bon plan opérationnel ne cherche pas à tout prévoir. Il permet surtout à chacun de savoir quoi faire quand quelque chose change.
La checklist du jour J
Une checklist efficace tient sur quelques pages, pas sur un manuel. Elle doit être utilisable debout, en mouvement, parfois dans le bruit.
Exemple de structure :
Avant l’arrivée des participants
- Contrôler les installations
Son, écrans, lumière, connectivité, mobilier, signalétique, badges. - Briefer les équipes
Accueil, timing, gestion des questions, déroulé des pauses. - Sécuriser les contenus
Présentations chargées, vidéos testées, versions de secours disponibles.
Pendant l’événement
- Suivre le timing réel
Pas seulement l’horaire théorique. Notez les écarts et arbitrez vite. - Observer l’ambiance
Circulation, fatigue, niveau de participation, compréhension des consignes. - Gérer les transitions
Ce sont souvent elles qui font perdre la maîtrise du programme.
Après la clôture
- Encadrer la sortie
Remerciements, informations utiles, récupération de matériel. - Débriefer à chaud
Ce qui a marché, ce qui a coincé, ce qu’il faut corriger immédiatement. - Vérifier les engagements
Facturation, restitution, envoi des supports, messages post-événement.
La communication interne crée l’envie ou l’indifférence
Même un bon événement peut souffrir d’une mauvaise communication interne. Si l’annonce ressemble à une convocation, la participation sera passive. Il faut installer un récit simple. Pourquoi ce rendez-vous existe. Pourquoi il compte maintenant. Pourquoi chacun a intérêt à y prendre part.
Une séquence de communication efficace peut suivre ce rythme :
| Moment | Message attendu |
|---|---|
| Annonce | Donner du sens et bloquer la date |
| Relance | Préciser le programme et les modalités |
| Semaine précédente | Envoyer les infos pratiques utiles |
| Jour J | Guider, rassurer, orienter |
| Après | Remercier et prolonger l’impact |
Ce qui change tout côté participants
Les participants veulent trois choses très simples. Comprendre ce qu’on attend d’eux, savoir où aller, et sentir que leur temps est respecté. Cela passe par des messages clairs, des horaires crédibles, une signalétique lisible et des consignes cohérentes sur tous les supports.
Quand la logistique est solide, elle devient presque invisible. C’est le signe que le travail a été bien fait.
Mesurer le Succès et Calculer le Retour sur Investissement
Le questionnaire de satisfaction envoyé le lendemain a son utilité. Mais il ne suffit pas. Il mesure souvent une impression immédiate, pas la valeur créée. Si vous voulez justifier un budget, améliorer l’édition suivante et parler le langage de la direction, il faut aller plus loin.
Pour mesurer le véritable ROI engagement, il faut dépasser les taux de satisfaction et analyser des métriques avancées comme le Net Promoter Score interne (iNPS) ou l’augmentation des interactions collaboratives, sachant que 65% des événements sous-estiment ce ROI qualitatif, selon l’analyse publiée par Les Événementielles.
Ce qu’il faut mesurer vraiment
Un bon reporting post-événement combine plusieurs niveaux de lecture.
Le niveau opérationnel
Présence effective, participation aux séquences, incidents, respect du timing.Le niveau expérientiel
Perception de la clarté, utilité des contenus, qualité des échanges, envie de recommander le format en interne.Le niveau comportemental
Ce que l’événement a déclenché ensuite. Collaborations relancées, projets amorcés, échanges inter-équipes, appropriation des messages clés.
L’intérêt de l’iNPS et des signaux d’usage
L’iNPS est utile parce qu’il dépasse le “c’était bien organisé”. Il interroge la valeur perçue du moment dans la vie de l’entreprise. Posé correctement, il aide à savoir si l’événement a renforcé l’adhésion ou simplement satisfait à court terme.
Les signaux d’usage complètent ce regard. Participation aux ateliers, nombre de questions posées, contributions envoyées, activité sur les outils interactifs, qualité des retours managériaux. Pour les dispositifs digitaux ou hybrides, ces données sont particulièrement précieuses. Elles permettent de distinguer les moments regardés des moments réellement vécus.
Un cadre de lecture complémentaire sur la mesure de l’engagement des collaborateurs peut aider à structurer ce reporting au-delà de la simple satisfaction.
Si vous ne mesurez que l’ambiance de fin de journée, vous ne saurez pas si l’événement a changé quelque chose une semaine plus tard.
Présenter un bilan qui aide à décider
Le meilleur rapport post-événement tient en peu de pages. Il rappelle l’objectif initial, compare le réalisé au prévu, synthétise les retours utiles et propose des décisions. À reconduire. À ajuster. À abandonner.
Évitez les comptes rendus trop descriptifs. La direction n’a pas besoin d’une chronique complète. Elle veut comprendre ce qui a produit de la valeur, ce qui mérite d’être renforcé et ce que vous feriez différemment la prochaine fois.
La bonne question finale n’est pas “les gens ont-ils aimé ?”. C’est “qu’est-ce que cet événement a rendu possible ?”.
Si vous cherchez un format simple pour animer un événement interne ou prolonger son impact auprès d’équipes réparties sur plusieurs sites, ccup.io permet de lancer des concours de pronostics sportifs personnalisés aux couleurs de l’entreprise, avec quiz, classements, messagerie et statistiques en temps réel. C’est une option pertinente quand vous voulez créer un fil rouge collectif autour d’un grand rendez-vous sportif, sans alourdir l’organisation.
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