Intégration des nouveaux collaborateurs: stratégies pour un onboarding réussi

Intégration des nouveaux collaborateurs: stratégies pour un onboarding réussi

L'intégration des nouveaux collaborateurs, ce qu'on appelle souvent l'onboarding, est bien plus qu'une simple formalité. C'est le processus stratégique qui accueille une recrue et la familiarise avec son poste, son équipe, et surtout, la culture de l'entreprise. Quand c'est bien fait, on transforme une promesse d'embauche en un véritable engagement durable, assurant une prise de poste à la fois rapide et sereine.

Pourquoi il est urgent de repenser l'intégration

Soyons clairs : un mauvais départ peut coûter une fortune. Sur le marché du travail actuel, où les talents n'ont jamais été aussi mobiles, la première impression est cruciale. Un accueil structuré n'est plus un simple "plus" administratif, c'est devenu un véritable levier stratégique.

Imaginez la scène. Un nouveau talent arrive, plein d'énergie et d'attentes, pour découvrir que son ordinateur n'est pas prêt, que personne ne l'attend pour déjeuner et que son agenda de la semaine est un grand vide. Ce genre de situation, malheureusement encore trop fréquente, envoie un message désastreux : "on ne t'attendait pas vraiment". La démotivation pointe le bout de son nez, et l'idée d'aller voir ailleurs refait surface plus vite qu'on ne le pense.

Le coût d'un départ prématuré

Au-delà de l'aspect humain, un onboarding raté a un impact financier bien réel. Le coût d'un recrutement ne se résume pas aux frais de cabinet ou au temps passé en entretiens. Il faut y ajouter la perte de productivité pendant que le poste est vacant et tout le temps de formation investi. Un départ au bout de quelques mois, et c'est tout cet investissement qui part en fumée.

Un onboarding raté est l'une des raisons principales qui poussent une nouvelle recrue à partir. Il ne s'agit pas seulement de souhaiter la bienvenue, mais de lui prouver qu'elle a fait le bon choix en vous rejoignant.

Le phénomène de la "Grande Démission" en France a mis un coup de projecteur sur cette réalité. Chaque trimestre, on compte environ 520 000 démissions, dont une majorité de CDI. Fait marquant : près de 45 % de ces départs se produisent durant les tout premiers mois, souvent à cause d'une expérience d'accueil qui laisse à désirer. Ces chiffres montrent à quel point la phase initiale est décisive pour fidéliser.

Bâtir les fondations de l'engagement

Un onboarding réussi, ça va bien au-delà de la simple remise d'un badge et d'un mot de passe. C'est le moment où se tissent les premiers liens, où la culture d'entreprise se vit et où le sentiment d'appartenance commence à prendre racine. C'est vraiment là qu'on pose les fondations d'une collaboration sur le long terme.

Un parcours bien ficelé permet à chaque nouvelle recrue de se sentir :

  • Attendue et valorisée : avec un poste de travail prêt et un planning clair.
  • Connectée : grâce à des rencontres organisées avec l'équipe et un parrain ou une marraine pour la guider.
  • En confiance : en comprenant vite ce qu'on attend d'elle et les outils qu'elle a à sa disposition.

En investissant dans l'intégration de vos nouveaux collaborateurs, vous ne faites pas que réduire votre turnover. Vous accélérez leur montée en compétences, vous renforcez la cohésion de vos équipes et vous envoyez un message fort sur l'importance que vous accordez à vos salariés.

Construire un parcours d'intégration engageant

Un parcours d'intégration réussi ne s'improvise pas. C'est un processus qui se construit brique par brique, bien avant même que votre nouvelle recrue ne passe la porte. L'idée est de transformer l'enthousiasme de la signature en un engagement solide et durable. Pour y arriver, il faut voir l'onboarding comme un parcours en plusieurs étapes, chacune avec ses propres objectifs.

Le but du jeu ? Créer une expérience fluide et cohérente, où le nouveau collaborateur se sent attendu, guidé et rapidement connecté à son équipe et à la culture d'entreprise. Une mauvaise coordination, et cette période clé peut vite devenir une source de stress, de déception... et de départ prématuré.

Ce schéma illustre parfaitement le cycle court et coûteux d'un onboarding raté : de la signature du contrat à la démission, quelques mois plus tard.

Une chronologie visuelle montrant les trois étapes d'un mauvais onboarding: la signature du CDI, les premiers mois, et la démission.

Le message est clair : ne pas investir dans les premières semaines, c'est prendre le risque de voir tous les efforts de recrutement anéantis.

Le pré-boarding : l'étape cruciale entre la signature et le jour J

L'intégration démarre à la seconde où le contrat est signé. On a trop souvent tendance à négliger cette période, pourtant elle est fondamentale. Un silence radio entre la promesse d'embauche et le premier jour peut générer une sacrée dose d'anxiété et de doute chez votre futur talent.

L'objectif du pré-boarding est donc tout simple : créer du lien et préparer le terrain pour une arrivée en douceur.

  • Le petit mot des RH : Une semaine avant, envoyez un e-mail de bienvenue chaleureux. Partagez le planning du premier jour, les infos pratiques (horaires, dress code s'il y en a un, accès), et pourquoi pas un trombinoscope de sa future équipe.
  • L'intervention du manager : Un court message personnel du manager direct, c'est le petit détail qui change tout. Un simple « Toute l'équipe a hâte de t'accueillir lundi ! » est incroyablement efficace pour rassurer et motiver.
  • La logistique, c'est la base : En coulisses, assurez-vous que l'IT a bien préparé le matériel (PC, téléphone, etc.) et que tous les accès sont créés. Il n'y a rien de pire que de passer sa première matinée à attendre ses outils de travail.

Cette phase montre que votre entreprise est organisée, pro, et qu'elle valorise déjà son nouvel employé.

Le premier jour : objectif expérience mémorable

Le premier jour doit être une expérience humaine, pas une avalanche de paperasse. C'est le moment de marquer les esprits. L'objectif n'est pas la productivité immédiate, mais la qualité de l'accueil.

Un planning bien ficelé est indispensable pour éviter les temps morts et l'impression d'être un fantôme dans les couloirs.

Votre check-list pour un Jour J au top :

  1. Un accueil personnalisé : Le manager ou un membre de l'équipe doit être là pour accueillir la personne. Pas question de la laisser seule à la réception.
  2. La visite des lieux : Un petit tour du propriétaire pour présenter les espaces clés (la machine à café en priorité, bien sûr !).
  3. Les présentations : Un point rapide avec l'équipe pour que chacun puisse mettre un visage sur un nom.
  4. Le déjeuner d'équipe : C'est un classique, mais un classique qui fonctionne. Idéal pour briser la glace et renforcer la cohésion d'équipe dans un cadre informel.
  5. Le brief du manager : Prévoyez une bonne heure pour discuter du rôle, poser les attentes pour les premières semaines et répondre à toutes les questions.

Le premier jour donne le ton pour toute la collaboration. Mettez le paquet sur l'humain et la connexion. Le reste suivra.

Et bien sûr, n'oubliez pas le fameux "welcome pack". Un carnet, un stylo, une gourde aux couleurs de l'entreprise… Ces petites attentions font toujours plaisir et ancrent immédiatement un sentiment d'appartenance.

La première semaine : l'immersion en douceur

La première semaine, c'est l'immersion. Le but est de permettre à la nouvelle recrue de prendre ses marques, de comprendre son environnement et de rencontrer les bonnes personnes, tout en commençant à toucher à des missions simples.

La clé, c'est de donner un cadre clair sans noyer la personne sous un torrent d'informations.

  • Un planning de rencontres : Organisez des rendez-vous de 30 minutes avec les interlocuteurs clés des autres équipes. C'est essentiel pour comprendre qui fait quoi.
  • Des formations aux outils : Prévoyez des sessions courtes et ciblées sur les logiciels incontournables.
  • Un "buddy" pour les questions du quotidien : Désignez un parrain ou une marraine. Ce collègue sera le référent informel pour toutes ces petites questions qu'on n'ose pas toujours poser à son N+1.

Un bon équilibre entre formation, rencontres et premiers petits projets autonomes est crucial. Un point quotidien de 15 minutes avec le manager en fin de journée est aussi une excellente pratique pour débriefer et s'assurer que tout roule.

Les premiers mois : vers l'autonomie et l'épanouissement

L'onboarding est loin d'être terminé après une semaine. Les trois premiers mois sont décisifs pour que le collaborateur devienne pleinement autonome et se sente vraiment à sa place. C'est une période d'apprentissage continu.

Ici, le suivi régulier du manager est absolument fondamental.

  • Les points hebdomadaires : Maintenez un point formel chaque semaine pour suivre les progrès, discuter des blocages et fixer les objectifs de la semaine à venir.
  • Des objectifs clairs à 30/60/90 jours : Définissez des objectifs SMART (Spécifiques, Mesurables, Atteignables, Réalistes, Temporellement définis). Ça donne un cap et ça permet de célébrer les premières victoires.
  • Du feedback, encore et toujours : N'attendez pas la fin de la période d'essai. Des retours constructifs et réguliers permettent de s'ajuster en temps réel et montrent que vous êtes investi dans sa réussite.

Pensez aussi au rapport d'étonnement à la fin du premier mois. Demander à votre nouvelle recrue son regard neuf sur vos process est non seulement une marque de confiance, mais aussi une mine d'or pour vous améliorer.

Digitaliser pour une expérience plus humaine

Un ordinateur portable avec "Intégration Digitale" et un tableau blanc affichant une visioconférence avec quatre personnes, sur un bureau en bois.

Digitaliser pour rendre une expérience plus humaine... l'idée peut sembler paradoxale. Et pourtant. À l’heure où les équipes sont de plus en plus éclatées et le télétravail bien ancré dans les mœurs, les outils numériques sont devenus de véritables alliés pour réussir l’intégration des nouveaux collaborateurs.

Loin de déshumaniser l'accueil, une approche digitale bien pensée crée au contraire du lien. Elle permet d’automatiser les tâches sans âme pour se concentrer sur ce qui compte vraiment : les interactions humaines. L'objectif n'est pas de troquer le café de bienvenue contre un appel en visio, mais plutôt de multiplier les points de contact et de rendre l'information accessible de façon ludique et engageante.

Des outils pour fluidifier et automatiser l'accueil

Avant même de penser à la gamification, la technologie est un formidable moyen de lever les freins purement administratifs. Un parcours d'intégration réussi, c'est d'abord un parcours sans accroc, et c'est là que le numérique excelle.

La digitalisation passe notamment par l’adoption d’une solution de Gestion Électronique des Documents (GED) pour centraliser la signature des contrats, la collecte des pièces administratives et la diffusion des documents clés comme le règlement intérieur. Fini les allers-retours interminables.

Quelques exemples concrets de la technologie à votre service :

  • Plateformes d'onboarding dédiées : Elles centralisent tout, des checklists pour le manager aux modules de formation pour la nouvelle recrue.
  • Outils de communication interne : Un canal Slack ou Teams pour les nouveaux arrivants leur donne un espace sûr pour poser toutes leurs questions et trouver rapidement les bonnes personnes.
  • Agendas partagés : La planification des rencontres et des formations de la première semaine se fait en quelques clics. Plus de flou, tout le monde est au même niveau d'information.

En automatisant ces étapes, on libère un temps précieux pour les équipes RH et les managers, qui peuvent enfin se consacrer à un accompagnement personnel et de qualité.

La gamification, le secret pour créer du lien et transmettre la culture

On peut jeter le livret d'accueil de 50 pages que personne ne lit. Pour transmettre la culture d'entreprise et les valeurs qui vous animent, rien ne vaut l'interaction et le jeu. La gamification transforme ce qui pourrait être une corvée en une expérience mémorable.

Bien utilisé, le digital est un formidable accélérateur de liens. Il ne remplace pas l'humain, il lui donne de nouveaux terrains de jeu pour se connecter.

Imaginez un peu : une plateforme où le nouvel arrivant débloque des infos sur l'histoire de l'entreprise en répondant à des quiz. Ou des petits défis qui l'incitent à contacter des collègues d'autres services pour trouver des réponses. Ces mécanismes créent des interactions naturelles qui auraient peut-être mis des mois à se produire autrement.

Une plateforme comme ccup.io, par exemple, peut être détournée de son usage premier pour dynamiser l'intégration. Organiser un concours de pronostics interne autour d'un événement sportif devient un prétexte en or pour que les anciens et les nouveaux échangent et apprennent à se connaître dans un contexte détendu. D'autres idées, comme un calendrier de l'avent digital en entreprise, peuvent aussi jouer ce rôle de catalyseur social à des moments clés de l'année.

Un enjeu financier et générationnel

L'impact d'une intégration réussie, qu'elle soit digitale ou non, se mesure directement sur la rétention. En France, 75 % des recruteurs estiment qu'un onboarding efficace est la clé pour réduire le turnover. Quand on sait que remplacer un salarié peut coûter jusqu'à 20 % de son salaire annuel, on comprend vite que négliger cette étape est un très mauvais calcul.

Cette attente est particulièrement forte chez les jeunes générations. Près d'un tiers des milléniaux et de la Gen Z disent qu'un programme de formation clair dès leur arrivée est un critère majeur pour choisir un employeur. Une intégration numérique, interactive et formatrice, répond pile à cette demande. Elle envoie un signal fort : l'entreprise est moderne, elle investit dans ses talents et elle comprend leurs attentes.

Mesurer ce qui compte vraiment dans votre onboarding

Mettre en place un parcours d'intégration pour vos nouveaux collaborateurs, c'est bien. Mais comment être sûr que vos efforts paient vraiment ? Sans mesure, impossible d'améliorer quoi que ce soit. Se fier à son intuition ou attendre la fin de la période d'essai pour un premier retour, c'est prendre un risque énorme.

Pour piloter efficacement votre processus, il faut aller plus loin que le classique taux de turnover à trois mois. C'est un indicateur utile, bien sûr, mais il arrive trop tard. Il ne fait que constater un échec, sans vous donner les clés pour l'anticiper. L'objectif est de multiplier les points de contact pour prendre le pouls de l'expérience vécue par vos nouvelles recrues et pouvoir rectifier le tir en cours de route.

Les chiffres parlent d'eux-mêmes et montrent qu'il y a urgence. Actuellement, seuls 12 % des salariés français se disent vraiment satisfaits de leur onboarding. Cette déception a un coût : 28 % des nouveaux talents quittent leur entreprise en moins de trois mois, souvent frustrés par un accueil qui n'était pas à la hauteur. À l'inverse, une intégration réussie change tout. Quand l'expérience est bonne, 78 % des employés développent une vision positive de leur entreprise. Si vous voulez creuser ces statistiques, jetez un œil à cette analyse sur l'accueil et l'intégration des collaborateurs.

Définir les indicateurs quantitatifs clés

Pour avoir une vision objective, commencez par suivre quelques données chiffrées. Simples, mais très révélatrices, elles vous donneront une première idée de la performance de votre programme.

  • Taux de complétion du parcours d'onboarding : Si vous utilisez une plateforme digitale, quel est le pourcentage de modules ou de tâches terminés par vos nouveaux arrivants dans les temps ? Un taux qui patine peut signaler un contenu trop lourd ou peu engageant.
  • Temps pour atteindre la pleine productivité : C'est le délai entre le premier jour d'un collaborateur et le moment où il atteint le niveau de performance attendu. Ce jalon doit être défini en amont avec son manager. Si ce temps s'allonge, c'est peut-être un signe de lacunes dans la formation.
  • Taux d'engagement sur les outils internes : Votre nouvelle recrue se connecte-t-elle activement sur Slack, Teams ou vos autres outils métier ? Une faible adoption peut être le premier symptôme d'un sentiment d'isolement.

Ces métriques sont une base solide, mais elles ne disent pas tout. Pour comprendre le pourquoi derrière les chiffres, il faut y ajouter la dimension humaine.

Recueillir du feedback qualitatif

Les retours directs de vos collaborateurs sont votre mine d'or. L'enjeu est de créer des moments d'échange sincères, où la nouvelle recrue et son manager peuvent parler librement.

Au fond, le meilleur indicateur de réussite, c'est un nouveau collaborateur qui, après un mois, est capable de dire : "Je sais ce qu'on attend de moi, je connais les bonnes personnes à contacter et je me sens à ma place ici."

Pour y arriver, la clé est de structurer la collecte de feedback.

Les sondages réguliers
Oubliez le questionnaire interminable envoyé six mois après l'arrivée. Préférez des formats courts et fréquents : un petit sondage à la fin de la première semaine, puis à la fin du premier et du troisième mois.

Quelques exemples de questions simples et efficaces :

  • Sur une échelle de 1 à 10, à quel point vous êtes-vous senti(e) bien accueilli(e) ?
  • Avez-vous le sentiment de bien comprendre ce qu'on attend de vous sur ce poste ?
  • Votre manager vous fait-il des retours réguliers et constructifs ?
  • Quelle est LA chose qui vous a le plus aidé(e) jusqu'à présent ?
  • Quelle est LA chose qui vous a manqué ou que nous pourrions améliorer ?

Les points d'étape formels
En plus des échanges informels du quotidien, planifiez des entretiens dédiés. Un point à 30 jours et un autre à 90 jours sont indispensables. Ces moments privilégiés permettent de parler des succès, des défis et des pistes d'amélioration, tant pour le collaborateur que pour l'entreprise. C'est aussi l'occasion parfaite de discuter de son rapport d'étonnement et de lui montrer que ses premières impressions comptent.

En combinant les données chiffrées et les retours humains, vous obtiendrez une vision à 360° qui vous permettra de faire de votre onboarding un véritable levier de rétention et d'engagement.

Les erreurs courantes et comment les éviter

Même avec les meilleures intentions du monde, un programme d'intégration peut facilement dérailler. Certains faux pas, souvent commis par manque de temps ou de recul, peuvent transformer une arrivée prometteuse en une expérience décevante. C'est en tirant les leçons des erreurs les plus fréquentes qu'on arrive à affiner son processus. L'idée est de garantir que chaque nouvel arrivant se sente non seulement accueilli, mais aussi réellement intégré.

Le but n'est pas de viser une perfection inatteignable. Il s'agit simplement d'éviter les pièges qui sapent la confiance et l'enthousiasme des premiers jours. Une bonne intégration des nouveaux collaborateurs repose finalement sur une série de détails bien exécutés.

Un jeune homme souriant tient des papiers avec le texte « Erreurs à éviter » sur une superposition verte, dans un environnement professionnel.

Erreur 1 : Négliger la phase de pré-boarding

C'est l'erreur la plus répandue : le silence radio entre la signature du contrat et le premier jour. Cette période d'attente peut être une source de stress intense pour votre future recrue, la laissant dans le doute et l'incertitude.

Ne pas communiquer durant cette phase envoie un signal négatif : "On vous a signé, maintenant attendez." C'est une occasion en or manquée de commencer à bâtir une relation et de maintenir la flamme.

La solution pragmatique :
Mettez en place un flux de communication simple, mais efficace. Un e-mail une semaine avant l'arrivée avec le programme du jour J, les infos pratiques et un mot de bienvenue du manager suffit à faire une énorme différence. C'est un petit effort qui montre que l'arrivée est préparée et attendue.

Erreur 2 : Submerger la recrue le premier jour

L'autre extrême, c'est de vouloir tout faire le premier jour. L'avalanche de présentations PowerPoint, de documents administratifs et de formations techniques peut rapidement devenir indigeste. Le cerveau humain a ses limites, personne ne peut absorber autant d'infos en si peu de temps.

Résultat ? Une recrue épuisée, stressée, et qui n'aura retenu qu'une fraction de ce que vous avez essayé de lui transmettre. L'intention est bonne, mais l'exécution est contre-productive.

Le premier jour ne doit pas être un marathon d'informations. Son but est de créer une connexion humaine et de poser les bases de la confiance. La productivité viendra plus tard.

La solution pragmatique :
Pensez équilibre. Alternez les sessions d'information avec des moments plus informels.

  • Matinée : Accueil personnalisé, visite des locaux, configuration du matériel et un point d'une heure avec le manager pour définir les attentes.
  • Midi : Déjeuner avec l'équipe pour briser la glace.
  • Après-midi : Rencontre avec le "buddy" (parrain/marraine), lecture de quelques documents clés, et un premier contact avec un outil simple.

Cette approche séquencée et aérée est bien plus digeste et donc plus efficace.

Erreur 3 : Penser que l'onboarding s'arrête après une semaine

"Ça y est, la première semaine est passée, il/elle est intégré(e)." C'est une illusion dangereuse. L'intégration est un processus qui s'étale sur plusieurs mois. Se sentir à l'aise avec les outils et les missions ne signifie pas être pleinement intégré à la culture de l'entreprise ou avoir tissé des liens solides.

Confondre l'accueil initial avec l'intégration complète est une erreur qui peut laisser les nouveaux collaborateurs se sentir isolés une fois la "lune de miel" de la première semaine terminée. L'accompagnement doit continuer.

La solution pragmatique :
Structurez le suivi au-delà de la première semaine avec des points de repère clairs.

  1. Objectifs 30-60-90 jours : Définissez des buts clairs et progressifs. Ça donne un cap et permet de mesurer l'avancement.
  2. Points hebdomadaires formels : Maintenez un rendez-vous fixe avec le manager pour discuter des progrès, des difficultés et des prochaines étapes.
  3. Feedback régulier : N'attendez pas l'entretien de fin de période d'essai. Des retours constructifs et réguliers permettent des ajustements rapides et montrent que vous êtes investi dans sa réussite.

Erreur 4 : Isoler le nouvel arrivant

Enfin, une erreur fréquente, surtout dans les grandes structures ou en télétravail, est de limiter l'intégration à l'équipe directe. Un collaborateur qui ne connaît que ses quelques collègues immédiats aura une vision parcellaire de l'entreprise et de son fonctionnement.

Cet isolement freine la collaboration inter-équipes et limite la capacité du nouvel arrivant à comprendre les enjeux globaux de l'entreprise. Pour s'épanouir, il a besoin de comprendre l'écosystème dans lequel il évolue.

La solution pragmatique :
Organisez un "tour de piste" des services. Planifiez de courtes rencontres (30 minutes suffisent) avec des personnes clés dans différents départements. L'objectif n'est pas de comprendre leur métier en détail, mais de savoir qui fait quoi et de mettre des visages sur des noms. C'est un investissement en temps minime pour un retour sur investissement énorme en termes de fluidité et de collaboration future.

Les questions que tout le monde se pose sur l'onboarding

Même avec un plan parfaitement ficelé, certaines questions reviennent sans cesse quand il s'agit de peaufiner l'intégration des nouveaux collaborateurs. On a rassemblé ici les interrogations les plus fréquentes pour vous donner des réponses claires et des conseils prêts à l'emploi.

Quelle est la durée idéale pour un bon onboarding ?

Sortez-vous de la tête que tout se joue la première semaine. Un onboarding qui porte vraiment ses fruits ne se résume pas à un simple pot d'accueil. C'est un accompagnement qui doit s'étaler sur trois à six mois. L'enjeu va bien au-delà de la simple présentation de l'entreprise.

Un processus plus long assure une immersion en douceur. Il laisse le temps à la nouvelle recrue de s'imprégner non seulement de ses missions, mais aussi de la culture, des codes et des petits rituels de l'entreprise. Cette approche évite de noyer le nouvel arrivant sous une montagne d'informations et construit les bases d'une collaboration solide et durable.

Un onboarding réussi, ce n’est pas un sprint, c’est un marathon bien rythmé. C'est ce qui transforme une simple recrue en un membre de l’équipe pleinement engagé et autonome.

Comment réussir l’intégration d’un collaborateur en télétravail ?

Pour un collègue à distance, tout repose sur deux piliers : l'anticipation et la sur-communication. Il faut absolument compenser l'absence des discussions informelles de la machine à café par des actions intentionnelles pour tisser du lien.

La logistique, c'est la base. Assurez-vous que tout le matériel informatique est livré et parfaitement fonctionnel avant son premier jour. Il n'y a rien de pire pour commencer une nouvelle aventure que de se battre avec un ordinateur récalcitrant.

Ensuite, préparez un agenda blindé pour sa première semaine :

  • Planifiez des visioconférences régulières avec son manager et les personnes clés de l'équipe.
  • Organisez des "cafés virtuels" ou des déjeuners informels en ligne pour retrouver un peu de spontanéité.
  • Misez sur les outils collaboratifs pour garder un contact permanent et lui permettre de poser ses questions sans hésiter.

Le but est de recréer virtuellement ce sentiment d'appartenance et de montrer au nouveau venu qu'il fait partie intégrante de l'équipe, même à des kilomètres de distance.

À quoi sert vraiment un “buddy” ou parrain dans l’onboarding ?

Le "buddy" est un allié précieux, et il ne faut surtout pas le confondre avec le manager. Son rôle est celui d'un guide informel, d'une oreille bienveillante. C'est le collègue vers qui on ose se tourner pour toutes ces petites questions du quotidien qu'on n'oserait jamais poser à son N+1.

C'est lui qui répond aux questions pratiques ("Comment on utilise cet outil déjà ?") et qui aide à décrypter les règles non-écrites de la culture d'entreprise. Le buddy est un véritable connecteur social : il présente la nouvelle recrue aux autres, l'invite aux pauses-café et l'aide à trouver sa place. Cette relation de confiance accélère à vitesse grand V le sentiment d'appartenance et rend l'intégration beaucoup plus humaine.


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